LIVRES.

Patricia Danielle CORNWELL.

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La réglementation en vigueur autorise les courtes citations à titre d’exemple.

12 titres.

Cornwell, Patricia. Post Mortem.

Cornwell, Patricia. Et il ne restera que poussière …

Cornwell, Patricia. Une Peine d’Exception. Cruel and Unusual. 

Cornwell, Patricia. La Séquence des Corps.

Cornwell, Patricia. Une Mort sans Nom. From Potter’s Field.

Cornwell, Patricia.  Morts en Eau Troubles. Cause of Death.

Cornwell, Patricia. Mordoc.

Cornwell, Patricia. Combustion. Point of Origin.

Cornwell, Patricia. Dossier Benton.

Cornwell, Patricia. La Ville des Frelons.

Cornwell, Patricia. La Griffe du Sud.

*

Cornwell, Patricia (Traduit de l’américain par Gilles Breton). Post Mortem. Paris : Éditions du Masque 1992, 1995 et 1990 pour la version originale, 287p. ISBN 2 253 07632 5.

L’héroïne est « une » médecin médico-légal (ce qui sera de moins en moins « original », n’en déplaise à l’auteur) et les victimes des femmes violées et tuées (ce qui n’est pas « original ») d’une façon des plus cruelle et douloureuse bien sûr. Livre documentée en la matière et qui se laisse lire même si l’on peut regretter que ces choses, proches de ce qui est écrit, arrivent dans la réalité.

La déception vient du meurtrier qui n’est rien d’autre qu’un personnage secondaire qui n’apparaissait à aucun moment du livre. Mais, l’enquête est bien menée, la collection des indices, l’apparition inévitable d’Internet. Bref, tout y est, et le résultat est à la hauteur.  

Cornwell, Patricia. Et il ne restera que poussière … Paris : Editions du Masque. 1993. 316p. ISBN 2 253 07638 4.

Traduit par Berton, Gilles. All that Remains. 1992.

Extraits.

Quand les gens sont en colère, leur comportement peut être excessif. Ils peuvent commettre des erreurs.

Page 65.

Que vous vous sentiez trahie ne veut pas dire que vous l'êtes. C'est la perception que vous en avez pour l'instant, Kay. Il faut attendre un peu. Quant aux raisons pour les­quelles Mark vous a envoyé cet article, attendez de voir, là aussi. Peut-être était ce simplement une façon de vous faire signe.

Je me demande si je ne devrais pas consulter un avocat, dis-je. Voir ce que je peux faire pour me protéger. Je n'ai aucune idée de ce qui va sortir dans le livre d'Abby.

Je crois qu'il serait préférable de lui faire confiance, me conseilla Anna. Elle vous a assuré que votre conver­sation resterait confidentielle. Vous a t elle déjà trahie dans le passé?

Non.

Page 67.

Commentaires.

Pour la première fois, Patricia Cornwell fait apparaître la psychiatre allemande du Docteur Scarpetta. Le coté assez pénible de ce livre c’est que l’on a toujours l’impression de naviguer dans les hautes sphères où il y a plein d’ami’(e)s important(e)s et pour ne pas oublier que chacun s’y reconnaisse on insiste sur la négligence que l’on a pour les « masses populaires », négligence que ne connaît pas le Docteur Scarpetta qui ne connaît que des gens bien. Les auteurs à succès finissent toujours par graviter dans les hautes sphères et cela peut déteindre sur eux, sauf chez certain, comme Stephen King ou Dean Koontz, qui sont, il faut le préciser, des hommes.

Cornwell, Patricia. Traduit de l’anglais par Gilles Breton. Une Peine d’Exception. (Cruel and Unusual, 1993), Paris : Editions du Masque, 1993, 316p. ISBN 2 253 07649 X.

Dans ce livre, Patricia Cornwell base tout sur le piratage informatique qui permet à un tueur de gagner l’impunité mais de se laisser trahir par des plumes de canards eiders, des canards du nord.

Ici, la nièce du Docteur Scarpetta n’a que 17 ans, n’est pas encore au FBI, ni d’ailleurs homosexuelle. Il y a l’apparition d’un nouveau personnage, Benton Wesley. C’est toujours aussi prenant et aussi documenté.

 03 décembre 2001.

Cornwell, Patricia. La Séquence des Corps. Paris : Editions du Masque. 1995. 388p. ISBN 2 7024 7827 1.

Traduit de l’américain par Dupont-Viau, Dominique. The Body Farm. 1994.

Extraits.

C'est le problème avec les génies : ils ont parfois du mal à travailler ou à se distraire avec les autres.

La camaraderie était toujours le seul point noir, sur ses bulletins de notes.

Page 42.

La majorité des gens dont les professions ont un rapport quelconque avec la loi ou son application aiment à décorer les murs de leurs bureaux de citations élogieuses, ou de souvenirs rappelant leur action contre le vice et le crime.

Page 167.

Commentaires.

Benton Wesley commence à tromper sa femme avec le Docteur Scarpetta, ce qui durera jusqu’à sa mort, un peu plus tard dans la série car les héros, c’est bien connu, ne peuvent pas être «attachés », et les féministes encore moins. On apprend le prix de la voiture du Docteur Scarpetta. Il est évident qu’elle est à un poste de la fonction publique que tout le monde aimerait avoir. Les postes où l’on arrive plus par la politique que par autre chose, comme l’auteur le fait comprendre. Pour la première fois, un froid s’établit entre le pauvre Marino et le docteur, la pauvre nièce suspectée de « délit » est sauvée par le docteur (surtout pas ses relations au sénat) et le criminel n’est pas celui que l’on croit, mais les ficelles sont tellement importantes que l’on se demande un peu pourquoi l’intelligence fulgurante du Docteur Scarpetta ne lui permet pas de comprendre des choses simples plus rapidement.

Cornwell, Patricia. Traduit de l’anglais par Hélène Narbonne. Une Mort sans Nom. (From Potter’s Field, 1995), Paris : Editions du Masque – Hachette Livre, 1996, 414p. ISBN 2 7024 7828 X.

Trois ans après « Une peine d’exception », l’auteur reprend certains faits de ce livre pour écrire « Une mort sans nom » où elle poursuit un serial killer, sur fond de traque informatique. Malgré un schéma que l’on commence à connaître, il n’en resta pas moins que cela demeure divertissant et que certaines réflexions sont assez justes, et d’autres, très politiquement correctes. L’homosexualité de la nièce du Docteur Scarpetta, l’homosexualité d’une femme étant seul tolérable dans la littérature ou le cinéma, et le célibat du docteur  servent assez bien l’auteur et s’adresse à un vaste public, et lorsque l’on dit « amie intime », le comprendre dans le sens très anglais du terme.

 07 janvier 2002.

Cornwell, Patricia. Traduit de l’anglais par Hélène Narbonne. Morts en Eau Troubles. (Cause of Death, New York : G.P.PUTRAM’S Sons, 1996), Paris : Calman-Levy, 1997, 150p. ISBN 2 7021 2683 9.

Patricia Cornwell a été journaliste puis informaticienne auprès du médecin légiste de Virginie. Et c’est ainsi qu’elle a d’abord écrit « Post-Mortem » et ses autres romans où les mêmes personnages vieillissent au fil du temps. Le Docteur Kay Scarpetta, le Capitaine Marino et l’Agent Spécial Lucy, (nièce du docteur) qui deviendra homosexuelle, comme un des assistants du docteur qui, par ailleurs, se fait assassiner. On nous mentionne bien l’analyse de l’anus pour dépister, chez les personnes décédées, une « homosexualité active ». Ce roman est d’actualité dans la mesure où il traite du terrorisme nucléaire et le fanatisme des sectes. Quant à l’élément sexuel, toujours présent dans les livres de Cornwell, c’est simplement parce que, à la morgue ces questions sont inévitables.

27 novembre 2001.

CORNWELL, Patricia. Mordoc. Paris : Calmann-Lévy. 1998. 323 p. ISBN 2-7021-2818-1.

Traduit de l’américain par NARBONNE, Hélène. Unnatural Exposure. New York : G.P.Putmam’s Sons. 1997.

Toujours les mêmes personnages autour du Docteur Scarpetta avec quelques enquêteurs mal intentionnés, une référence à ses autres livres et malgré tout c’est toujours aussi efficace. Cette fois c’est la variole mutagène (éradiquée dans la réalité, mais dont on conserve des souches pour étude) qui menace et évidemment il n’est pas question de vaccination efficace mais cette souche ne se réplique pas hors de l’organisme.

Le Docteur Scarpetta, dont la nièce est homosexuelle, et qui travaille avec quelques homosexuels, y perd un assistant, comme ce fut le cas d’un autre assistant, homosexuel aussi, dans un autre épisode...

Cornwell, Patricia Danielle. Combustion (Traduit de l’anglais par Hélène Narbonne. Point of Origin. New York : G.P.Putman’s Sons, Cornwell Enterprises Inc, 1998) Paris : Calmann-Levy, 1999, 348p. ISBN 2-7021-2949-8.

Patricia Cornwell dédicace ce livre à Barbara Bush. User toujours des mêmes personnages sur des sujets similaires provoque l’usure des dits personnages. Le Docteur Scarpetta à une nièce homosexuelle qu’elle considère comme son enfant, Lucy Farinelli, qui est aussi douée qu’elle, c’est à dire surdouée. Elle a un meilleur ami, le Capitaine Marino, et un amant, devenu régulier depuis son divorce, Benton Wesley, profiler au FBI. Mais les héros mariés ne sons plus des héros. L’amour est le pire comme le meilleur dans les livres. Alors, c’est la raison pour laquelle, le personnage de Benton Wesley ne pouvait rester présent du moment où il était devenu l’amant régulier du héros. C’est la raison pour laquelle il meurt, et c’est aussi la fin de l’histoire de Temple Gault et de l’ex-maîtresse, et néanmoins criminelle, de Lucy, Carrie Genthen, plus bisexuelle qu’homosexuelle d’ailleurs.

25 janvier 2002.

Cornwell, Patricia. Dossier Benton. Paris : Calmann-Lévy, 2001. 495p. ISBN 2 7021 3188 3. The Last Precinct. Traduit de l’américain par Hélène Narbonne. New York : G.P. Putnam’s Sons, 2000, Cornwell Enterprises Inc.

Treizième roman en date, et Kay Scarpetta vient d’être « achetée » par Sony Pictures, de quoi faire du cinéma d’ici peu.

Au cas ou on se lasserait, Patricia Cornwell sort quasiment tous les personnages de ses anciens romans pour les remettre en scène dans ce livre. On peut, bien sûr se demander si le Docteur Scarpetta et sa nièce, des génies, dont la dernière est millionnaire, auront éternellement du succès. L’univers du meurtre, en particulier à caractère sexuel, ce qui a le mérite du réalisme, est le thème récurant et très formaté de tous les livres de Cornwell. Gérard de Villiers avec le Prince Malko Linge a bien pu écrire des dizaines de SAS, pourquoi pas écrire, alors, des dizaines de Kay Scarpetta, qui au demeurant, figurent parmi les littératures de gare, mais un cran au-dessus par rapport à SAS, c’est le moins que l’on puisse dire. Et encore ceci : les juristes n'ont pas tous beaucoup de mal à comprendre ce qu'est l'ADN.  

*

Cornwell, Patricia. La Ville des Frelons. Paris : Calmann-Lévy et VDB 1998-1999. 705 pages. ISBN 2-87821-679-2.

Traduit de l’américain par Defert, Dominique. Hornest’s Nest. New York : G.P. Putnam’s Sons, New York, 1997 et Cornwell Enterprises Inc. 1996.

Extraits.

- Supposons que vous deveniez plus mature et que vous vous mariiez un jour. Qu’attendriez-vous de votre épouse ?

- Qu'elle soit une partenaire, répondit-il en jetant sa canette vide à la poubelle. Je ne veux pas d'une femme aux petits soins pour moi. Je n'ai besoin de personne, ni pour le ménage, ni pour la cuisine. (Il prit deux autres bières, les décapsula et en tendit une a Virginia.) Et si j'ai trop de travail pour m'occuper de tout ça, j'embaucherai une femme de ménage. Mais je ne l’épouserai pas, lança-t-il avec un rictus de mépris, comme si c'était la perversion sociale la plus ridicule que la société eut engendrée.

Des belles paroles ! Brazil était comme tous les hommes, il savait simplement mieux cacher son jeu que la moyenne. Elle ne croyait pas un traître mot de cet édifiant discours.

- Les gens devraient se marier, vivre ensemble - comme vous voulez - et faire comme nous, poursuivit-il en trempant sa brosse dans le solvant et reprenant son nettoyage. Il n'y a pas de rôles préétablis. Seul l'aspect pratique doit prévaloir. Juste deux personnes s'aidant mutuellement comme des amis. Quand l'un est faible dans un domaine, c’est l'autre qui prend le relais chacun fait usage de ses facultés au mieux on fait la cuisine ensemble, on joue au tennis, on va à la pêche. On se promène sur la plage, et on parle jusqu'au petit matin. La clé de tout, c'est de faire attention à l’autre, ne pas penser qu'a soi.

- On dirait que vous avez mûrement réfléchi à la question, lança-t-elle. C'est le scénario idyllique.

 *

Elle aperçut Tommy Axel qui trait (elle connaissait son visage par les photos du journal), accompagne d'un autre homme tous deux habilles comme Raynes, un m'as-tu-vu. Pourquoi la plupart des homosexuels étaient-ils si beaux garçons, se demanda Virginia. Ce n'était pas juste !

 *

Au fond, il n'aimait rien chez cette femme. Elle n'avait pas la classe de Judy Hammer, ni sa largesse d'esprit. Un jour, Andy trouverait quelqu'un comme Judy Hammer. Ils se délecteraient l'un de l'autre et se respecteraient ; ils joueraient au tennis, courraient, feraient de la musculation, cuisineraient, entretiendraient leurs voitures, iraient à la plage, liraient de bons romans et de belles poésies ; ils feraient tout ensemble, sauf lorsque l'un ou l'autre aurait besoin d'un peu de solitude. Tout cela dépassait l'entendement de Virginia. Elle érigeait des clôtures, tondait sa pelouse avec une tondeuse autoporteuse parce qu’elle était trop fainéante pour se servir d'une tondeuse classique, portait des vêtements affreux et fumait. Andy se retourna encore une fois sur le ventre et étreignit son oreiller, désespéré.

Commentaires.

C’est le premier volet d’une série complétée ensuite par « La Griffe du Sud », mais, même si l’auteur dit qu’elle dévoile une facette de sa vie que l’on ne connaissait pas, on s’y perd un peu. On apprend, certes, que Patricia Cornwell aurait été journaliste et auxiliaire de police, comme son héros, du moins l’un des ses héros, mais comme le démontrent les extraits ci-dessus on est plus dans une vaste réflexion plus ou moins existentielle, sur le mariage, réflexion avec laquelle on ne peut être que d’accord. Bref, c’est fade, mais peut-être que c’est aussi que lorsque l’on mange trop on fait une indigestion et que le format Cornwell, même si efficace, est toujours le même. On ne gagne jamais à changer une formule qui gagne.  

CORNWELL, Patricia. La Griffe du Sud. Paris : Calmann-Levy. 660p. ISBN 2 87821 786 6.

Traduit de l’américain par  Jean ESCH. Southern Cross. New York : G.P.Putnan’s Sons. 1998 - Cornwell Enterprises Inc. 1998.

Ce n’est pas Hélène NARBONNE qui traduira ce livre, ce n’est pas le Docteur SACARPETTA qui tient la vedette, toujours à Richmond, et finalement c’est moins bien que d’habitude. Ici, il s’agit de Virginia WEST et Andy BRAZIL, deux policiers également amants. Et Judy HAMMER leur chef, avec un chat trop intelligent pour être réel. Reste à dire, que comme toujours, on voit les réminiscences informatiques de Patricia CORNWELL poindre, car elle fut informaticienne de la morgue de Richmond. Ca stimule l’imagination, non ?

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